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 are we out of the wood, yet ? [libre]

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Renouveau



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MessageSujet: are we out of the wood, yet ? [libre]   Ven 19 Juin - 1:15

Frêle et affamé, il s'était à nouveau posé sur une branche, une autre. Il tourna la tête à s'en tordre le cou, pour observer sa précédente pause, à quelques mètres de là. Il soupira longuement, découragé. Le jeune oiseau ne tenait plus debout. La forêt ne s'arrêtait donc elle jamais ? Il tremblotait de tout son corps, abattu, épuisé. Il avait faim, il avait soif. Et il se plaignait, encore et toujours, comme à son habitude. Il observait les alentours, attendant vainement de l'aide. Il n'avait même plus la force d'hurler. Il se sentait terriblement faible. Il detestait ça, se sentir faible. La charogne de mulot engloutie sur le chemin ne lui suffisait plus. Son estomac criait, piaillait comme un oisillon affamé. En un dernier effort, il s'envola pour se poser lamentablement sur le sol, d'où il serait plus facilement repéré si quelqu'un venait à passer. En espérant que ce ne soit pas un prédateur.

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Aristote



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MessageSujet: Re: are we out of the wood, yet ? [libre]   Ven 19 Juin - 7:14

Que dit mon coeur tout au fond de cet angoissant silence ? Que disent mes mots, parsemé de noir et blanc ? Que disent mes cris satirique, proche de cette arrogante missive ? Avant qu'il ne soit trop tard, il faut que j'arrive à attraper ce petit vermillon, versatile vermisson. Au moment de commencer, mon coeur me disait d'arrêter, mais j'entendis aussi, soufflant, le rire des pleures alors j'ai continué. M'entends tu ? J'y est incrusté les grandes lames de mes pattes, j'ai fais s'arrêter sous une écarlate blancheur: du silence et des formes. Arrête de me regarder comme ça. T'a rien vu, t'a rien compris. Approche toi encore et je te saute au visage, ça changera pas, si si tu n'aura pas de deuxième chance.

Vas-t'en, vas-t'en je t'ai dit t'en a pas eu assez ? Je viens d'aller chier plus loin, pour que t'es quelque chose à manger. Bon, ça suffit, moi je me casse, j'me cannerai le ventre un peu plus bas. Je volais, je volais, je volais, je volais encore ! J'y arrivais presque. Hop, un petit coup vers l'arrière, on lève les grosses pattes aiguisé comme des rasoirs et hop, on atterrît, tout en douceuuur. J'avais beau regarder la prairie toute entière, du diable moi si je voyais ce que je devais trouver à bouffer ! Le truc, c'est que c'est putain dur, dur comme un gros caillou qu'on prends, qu'on apporte haut et qu'on laisse tomber sur la tête des gros scélérat, ha-ha-ha. Avec l'été c'est bien, avec la chaleur c'est mieux. C'est vrai, dans la journée il fait chaud et juste après le lunch c'est la sieste. La chaleur, elle se déplace dans toutes les directions - vers le haut, vers le bas, à gauche et parfois même à droite. Je n'ose jamais la gauche, c'est beaucoup trop maladroit, tandis que le froid, lui, est hypocrite, il reste là, ne bouge pas et ralenti mes repas. C'est pour ça, que je n'ai pas mangé depuis quelque jours et j'ai crèvement la dale. (Bah quoi, j'ai le droit d'inventer des mots petit cochon blanchet.) au prochain jour, j'irai au Sud.

On m'a dit que le sud, c'était bien. Bon, allez, je me secoue un bon coup, bruissant, flétrissant le silence humide du froid de la forêt de l'Est et me dit qu'il restait bien encore, la journée pour partir, marcher, trouver à manger et siester. J'aime bien siester. Tiens, qu'est-ce que tu regarde encore, toi ? Oh, intéressant. Hm, regardez ce petit avortons. On ne pouvait pas dire de lui qui était tout noir, que tout pouvait être de blanc également, HAHAHAHA. Bon attendez, le voilà, pas très loin du noiraud. De l'autre côté, c'est drôle comme en chasse, nous passons rapidement au côté versatile. Plus le temps fil, le vent, le temps on fini par faire un avec lui. Avec la terre. Je n'étais pas bien haut, perché sur un tronc brisé, crocheté ou poussé par un ours qui sait ! Lève un peu les fesses, comme ça, écarte les pattes et hop, plus qu'un saut et tout est dans le bec. -Dans le mien, occasionnellement si l'étranger ne me fait pas rater-

-Vous êtes vous déjà demandé pourquoi il était plus difficile d'exécuter des tâches dans le noir? Parce que c'est à ne rien n'y noir..Rien n'y noir, rien n'y voir, HAHAHA.

Allez !

Il avait fallu sauté, mais le pauvre petit vermillon, versatile vermisson n'avait pas survécu, bougeant, gigotant, criant comme un canari pris dans une rose, pourchassé par les bébés loups. Sa queue bougeait encore lorsque je m'étais tourné vers l'étranger, la tête hochant de haut en bas, amusant n'est-il pas ? J'avais becqueter, un peu, sur ce corps adipeux, maintenant moelleux à souhait, juste assez copieux pour taire les cris et les pleures de la tristesse de la famine.

-Alors comme ça, on fait ces trucs dans le coin ?

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Renouveau



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MessageSujet: Re: are we out of the wood, yet ? [libre]   Ven 19 Juin - 23:44

A bout de force, il regardait ce nouvel arrivant. Bien attaqué, peut-être fou. Et il a decidé de ne plus parler aux fous.
Ainsi, il se contente de lui lancer un regard dédaigneux, sans même prendre la peine de lui répondre. Il n'avais vraiment pas envie de discuter, en cet instant. Juste de la nourriture, de l'eau, de la force. A quoi bon perdre son temps ? Ce temps si précieux, qui peu à peu nous rapproche de la mort. Et ce n'était pas l'objectif premier, de Renouveau, de mourir ainsi, écroulé de faim, et de blabla inutiles.
Animal bien étrange, bien bavard qui se tenait là devant lui, redressé sur ses petites pattes, ornées de serres tout aussi minuscules. Cependant il ne semblait pas faible, ce volatile. Sûrement plus âgé que lui - ce qui n'était pas très difficile à deviner -, plus d'expérience. Et, contrairement au jeune corbeau, il semblait connaitre la forêt.
Cependant, il pris la décision de ne pas en faire un allié, abattu à l'idée de se trimbaler une vieille chouette toute la journée. Qui, de plus, ne cessait de jacasser, tel une misérable pie.
Renouveau cambra son faible dos et gonfla le torse. Il se voulait peut-être impressionnant, ce qui, malgré tout les efforts du monde, était un objectif un peu trop élevé pour ce petit oiseau noir.
Déçu de sa propre prestation, il repris une position normale, affichant un sourire sadique, Dieu seul sait pourquoi.

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Aristote



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MessageSujet: Re: are we out of the wood, yet ? [libre]   Sam 20 Juin - 22:24

Je ne fais pas de cadeau avec la vie, j'éteins ses projecteur dans le ciel la nuit pour pouvoir regarder, me pratiquer dans la noirceur à marcher et à voler, sans problème. Mes deux grands yeux de prédateur dans le chaine alimentaire bien braqués sur le temps, non, si je ne l'es ouvrent pas, je ne pourrais pas m'envoler. M'envoler, m'envoler, m'envoler. Voler c'est comme un jolie gens, d'une jolie fille qui crie son impatience au prochain amour de sa vie. Enfin, pour nous les chouettes, il n'y a jamais de prochain, enfin, je sais pas c'est seulement ce qu'on dit. Dites donc au chouettes, au corbeau et au aigle que je ne suis pas prêt, que l'aube n'est pas encore là, même si mes yeux sont bien ouvert, il semble que chez certain, c'est pas pareil. L'étranger devant moi, il a les yeux fermés, détesté, amer, amer, amer.

Je n'étais qu'un fou, bien après tout, personne n'interagisse jamais avec les fous. Crevez moi le coeur si vous me pensez fou, mais serez surpris, une fois décrocher de mon gésier, que je n'étais qu'impatient. Et ce pauvre petit vermillon versatile vermisson, je l'ai tuée, je ne suis qu'un fou, un fou de la vie, un fou de la nourriture.

L'espace était silencieux et lui semblait génieux. J'ai jamais cligné des yeux, ou alors j'm'en souviens plus...mais je le regardais, il me regardait, nous nous regardions, peut-être qu'on n'était regarder qu'est-ce que j'en sais, je suis pas fou pour m'imaginer tout ça. HAUT LE BEC ! Y'A D'MECS PAS SAINS DANS L'COIN ! Lui, c'est certain, il ne connaissait rien de la forêt, pas même les branches, ou l'écorce. Je l'ai appris parce qu'il avait vraiment l'air givré sous ses plumes. Un peu stupide, peut-être même fou, qu'est-ce que j'en sais, je ne connais pas tous les fous, moi.

J'avança légèrement la tête, en écarquillant les yeux, la tête légèrement penché sur la côté en le voyant s'gonfler l'gésier comme une grande pie qui essais de chanter des vers. Une amie à moi m'avait déjà bien dit que les cambrioles des corbeau était l'une des plus belles découvertes du monde. "Il ressemble à des tas de bouse séchés, mélanger à des plantes désertiques. Tu verra, il te chanteront des vers brisés, c'est pas bon à écouter." Je fronça les sourcils.

Bien dommage.
Mon corbeau, lui, était brisé.
Pas capable de parler.
La langue mâché, râpé.


Silence, silence, gros gros silence.

-Je vois qu'un chat t'a brisé la langue. Tu sais pourquoi le chat qui ta peut-être manger la langue, langue n'aime pas l'eau ?...Parce que dans l'eau minet râle. L'eau minérale...HA-HA-HA. T'a peut-être faim vieux ? Mon ami dit toujours qui faut manger avant de parler.

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MessageSujet: Re: are we out of the wood, yet ? [libre]   Lun 20 Juil - 10:29

Loin d'être convaincu de ses paroles, monsieur se contenta de le regarder une seconde fois, posant ainsi ses yeux emplis de noir et de terreur, emplis de faim et de fragilité. Fragilité qui, bien malgré elle, dissimulait cette force à peine perceptible aux yeux de cet autre oiseau qui jacassait ici. La force du coeur et du courage. Une force rare de nos jours, et pourtant c'est loin d'être considéré comme rare qu'était mon oisillon. On le prenait pour ce stupide charognard voletant affamé autour d'une carcasse d'ancien gibier, sûrement grignoté de toute part par les prédateurs cruels de ce monde. Oh que ça l'énervait qu'on le prenne pour un corbeau quelconque, sombre présage, comme dans ces contes idiots tendrement chantonnés aux gosses humanoïdes. Oh que ça l'énervait que son interlocuteur lui adresse la parole comme si le jeûnot n'était qu'un imbécile de plus dans la forêt froide et tranquille. Oh qu'il commençait à s'agacer, mon tout petit, se contentant cependant d'afficher cet air neutre, injoignable, inatteignable, noble et moqueur. Il sait ce que l'autre pense. Il sait tout.

Et voilà que le fou lui demande si il a faim. Est-il simplement bête ? Les trais tirés du corbeau empestent la faim, et même le dauphin sans flair pourrait ressentir cet appétit tiraillant et menaçant, faisant gronder le frêle estomac du frêle oiseau. Les os de celui-ci pointant timidement le bout de leur nez, étirant le pelage du noireaud, lui faisant arborer ses vagues bien distinctes sur les côtes à peine finies. Petit bébé qui attend la nourriture ou lieu de la chasser lui-même. Ces forces nécessaires à la quête du gibier lui sont manquantes, il le sait. Voici donc une opportunité de profiter de la chouette hyperactive.

- J'ai faim, en effet, mais je ne sais chasser, je ne connait la forêt et c'est sûrement ici que ce passera la dernière heure du corbeau. Pauvre corbeau affamé, assoiffé, perdu et qui, pour seule échappatoire, est contraint de bavarder avec un inconnu.

Se jouer des gens, pour survivre. Manipulation, haine, pouvoir, faim. Et tout cela à la fois.

Désolée :/:
 

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